Marc Desplats, président du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP)
Alors que le nombre de chômeurs et de demandeurs d’emploi s’élève à plus de 4 millions, que le chômage de longue durée et celui des jeunes et des seniors battent des records, que seulement un peu plus de la moitié des chômeurs sont indemnisés par l’Unedic, que les " fins de droits " se retrouvent dans le plus complet dénuement, les partenaires sociaux se sont mis d’accord pour renouveler quasiment sans changement la convention Unedic. Ils n’ont pas envisagé un seul instant un accroissement des ressources pour augmenter le nombre de chômeurs indemnisés. Dans ces négociations qui vont conditionner pour beaucoup leur survie quotidienne, les chômeurs et précaires ont été pris en otages sans avoir droit à la parole. Cette situation anormale nous avait amenés à lancer la pétition " Négociations Unedic : pas sans les chômeurs ! "
Revenu décent
Face à la croissance continue des inégalités, parallèlement à la nécessité d’une révolution fiscale qui assure une réelle progressivité de l’impôt et à une révolution du financement de la protection sociale qui garantisse les droits de chacun à une vie décente, le Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) exige " un emploi, sinon un revenu garanti décent pour tous ". Un revenu correspondant au minimum à 80 % du Smic, soit 900 euros par mois, qui doit être garanti à chaque citoyen, indépendamment de sa situation familiale et de son statut. Nous interrogerons en particulier à ce sujet les candidats à l’élection présidentielle de 2012.
Appel
Le MNCP lance un appel à toutes les organisations qui luttent contre la pauvreté, la misère, l’exclusion et le chômage pour œuvrer ensemble autour de cet objectif.
Alternatives Economiques n° 302 - mai 2011
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Une collègue travaillant dans les services de la Direction Régionale de Pôle Emploi Midi Pyrénées a décidé hier matin de tenter de mettre fin à ses jours, dans son bureau, après avoir quitté une réunion de service. Une enquête accident du travail en lien avec les élus du CHSCT devra faire la lumière sur les causes de cet évènement.
Des agents de Pôle Emploi, refusant de participer à la véritable "chasse à l'étranger" qui leur est imposée dans le cadre de leur travail, ont décidé de soulever la question prioritaire de constitutionnalité fondée sur le caratère discriminatoire de certaines dispositions et la rupture du principe d'égalité qu'elles instaurent. Le tribunal administratif sera saisi le 22 mars à 14h30. Une conférence de presse est organisée à cette occasion.