
Le président de la République a-t-il le droit de monter les français les uns contre les autres ? La dernière proposition du président, dans une interview à paraître dans le Figaro Magazine, montre qu’il ne se gêne pas pour le faire. Redécouvrant le principe de référendum, le président propose de consulter les français autour de la question « Les chômeurs ont-ils le droit de refuser un emploi ou une formation ?». Le Mouvement National des Chômeurs et précaires dénonce une manœuvre politique scandaleuse, qui repose sur un mensonge.
Cette proposition s’inscrit dans une stratégie populiste: répandre dans l’opinion l’idée que les chômeurs sont les seuls coupables de leur situation. Laurent Wauquier en a été l’un des chantres, en parlant du « cancer de l’assistanat ». Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy, acculé par la situation de crise et le nombre de chômeurs qui ne cesse d’augmenter, préfère opposer les travailleurs aux chômeurs, plutôt que s’attaquer sur le fond au problème du chômage.
Coup médiatique révélateur de la fébrilité de Nicolas Sarkozy à l’approche des élections, le président veut en réalité demander aux français de se prononcer sur un mensonge insupportable. Il s’agit de faire croire aux français que le chômage n’est qu’une question de formation ou de fainéantise des chômeurs. La France compte au moins 4,5 millions de chômeurs, alors qu' il n’y a que 500 000 emplois vacants. Mais que fait-on des 4 millions de personnes restantes ?
Ecouter la réaction du MNCP sur Europe 1 (7min52-09min07) au journal de 22h30 du 15 février 2012
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Des agents de Pôle Emploi, refusant de participer à la véritable "chasse à l'étranger" qui leur est imposée dans le cadre de leur travail, ont décidé de soulever la question prioritaire de constitutionnalité fondée sur le caratère discriminatoire de certaines dispositions et la rupture du principe d'égalité qu'elles instaurent. Le tribunal administratif sera saisi le 22 mars à 14h30. Une conférence de presse est organisée à cette occasion.