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Lundi, 28 Novembre 2011 00:00 MNCP Nos communiqués
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Menu_ActuLe ministre Xavier Bertrand a commenté les (mauvais) chiffres du chômage du mois d'octobre avant même qu'ils aient été rendus publics pour tenter de désamorcer la gravité de la situation. Quand la lutte contre les fraudeurs tient lieu de politique de l'emploi, il ne faut pas venir s'étonner ensuite des conséquences de la crise. Nous constatons que la présidence et le gouvernement ont passé leur temps à annoncer la décrue du chômage sans agir véritablement pour l'emploi.

Aucune mesure depuis des mois n'a été prise pour faire face à l'urgence sociale vécue par les chômeurs et précaires. Bien au contraire, la convention tripartite Etat-Unedic-Pôle emploi que les partenaires viennent de valider est toute entière bâtie sur la prévision rocambolesque d'une décrue du chômage. Alors que le nombre des chômeurs en fin de droits augmente, que les chiffres du RSA explosent faute d'offres d'embauche, M. Sarkozy décrète le travail obligatoire pour les allocataires !

Comme le MNCP l'a maintes fois proposé, le gouvernement doit accepter de discuter avec les organisations de chômeurs – et bien sûr les syndicats – pour élaborer un plan d'urgence et une remise à plat des politiques de l'emploi. L'heure ne devrait pas être à l'austérité, au licenciement des intérimaires de Pôle emploi mais à une augmentation des effectifs, comme le demandaient les rapports du Sénat et celui du Comité économique, social et environnemental. D'autres mesures doivent intervenir sans tarder, telles le soutien aux associations et à l'ensemble de l'économie sociale et solidaire.

Face aux attaques et au recul de l'État, les chômeurs et précaires doivent faire entendre leur voix en s'organisant, en rejoignant nos maisons de chômeurs et précaires locales et nos mouvements.

Paris, lundi 28 novembre 2011

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