Le ministre Xavier Bertrand a commenté les (mauvais) chiffres du chômage du mois d'octobre avant même qu'ils aient été rendus publics pour tenter de désamorcer la gravité de la situation. Quand la lutte contre les fraudeurs tient lieu de politique de l'emploi, il ne faut pas venir s'étonner ensuite des conséquences de la crise. Nous constatons que la présidence et le gouvernement ont passé leur temps à annoncer la décrue du chômage sans agir véritablement pour l'emploi.
Aucune mesure depuis des mois n'a été prise pour faire face à l'urgence sociale vécue par les chômeurs et précaires. Bien au contraire, la convention tripartite Etat-Unedic-Pôle emploi que les partenaires viennent de valider est toute entière bâtie sur la prévision rocambolesque d'une décrue du chômage. Alors que le nombre des chômeurs en fin de droits augmente, que les chiffres du RSA explosent faute d'offres d'embauche, M. Sarkozy décrète le travail obligatoire pour les allocataires !
Comme le MNCP l'a maintes fois proposé, le gouvernement doit accepter de discuter avec les organisations de chômeurs – et bien sûr les syndicats – pour élaborer un plan d'urgence et une remise à plat des politiques de l'emploi. L'heure ne devrait pas être à l'austérité, au licenciement des intérimaires de Pôle emploi mais à une augmentation des effectifs, comme le demandaient les rapports du Sénat et celui du Comité économique, social et environnemental. D'autres mesures doivent intervenir sans tarder, telles le soutien aux associations et à l'ensemble de l'économie sociale et solidaire.
Face aux attaques et au recul de l'État, les chômeurs et précaires doivent faire entendre leur voix en s'organisant, en rejoignant nos maisons de chômeurs et précaires locales et nos mouvements.
Paris, lundi 28 novembre 2011
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Une collègue travaillant dans les services de la Direction Régionale de Pôle Emploi Midi Pyrénées a décidé hier matin de tenter de mettre fin à ses jours, dans son bureau, après avoir quitté une réunion de service. Une enquête accident du travail en lien avec les élus du CHSCT devra faire la lumière sur les causes de cet évènement.
Des agents de Pôle Emploi, refusant de participer à la véritable "chasse à l'étranger" qui leur est imposée dans le cadre de leur travail, ont décidé de soulever la question prioritaire de constitutionnalité fondée sur le caratère discriminatoire de certaines dispositions et la rupture du principe d'égalité qu'elles instaurent. Le tribunal administratif sera saisi le 22 mars à 14h30. Une conférence de presse est organisée à cette occasion.