Fidèle à sa politique, le gouvernement attaque et stigmatise les précaires sans jamais s’en prendre aux causes réelles de la précarité.
M. Daubresse présente ce jour un rapport sur le RSA et son volet retour à l’emploi au Président de la République. Ce rapport se veut la version « light » et électoralement défendable des propos inacceptables de Laurent Wauquiez. Mais l’emballage ne trompe pas : on stigmatise des personnes exclues de l’emploi en les transformant en feignants volontaires et en parasites coûteux.
Le MNCP s’insurge devant une telle vision, aussi humainement scandaleuse que stupide économiquement. Le problème n’est pas de savoir que les allocataires du RSA ne travaillent pas mais d’admettre enfin qu’il n’y a pas d’emplois pour tout le monde dans notre pays. Ce n’est donc pas aux victimes du système qu’il faut s’en prendre, mais le système lui-même qu’il faut radicalement transformer.
Le MNCP rejette la proposition de 7h rémunérées et obligatoires de travail qui seraient imposées aux allocataires du RSA. Au-delà des valeurs moralisatrices et ultralibérales scandaleuses véhiculées par cette proposition, elle n’aura que deux effets désastreux : renforcer le contrôle sur des personnes déjà sous étroite surveillance et détruire les emplois en contrats aidés existants. Pour mieux réinsérer les allocataires du RSA, M. Daubresse nous propose donc d’en grossir le nombre !!!
Le MNCP demande donc, plus que jamais, la création de 400 000 vrais emplois, soutenus par l’Etat, rémunérés au SMIC et à temps complet. Seuls de tels emplois peuvent être des tremplins efficaces vers un emploi durable et de qualité. Le MNCP exige également une hausse immédiate de 250 euros des minimas sociaux, dont le montant actuel (460 euros pour une personne seule) permet à peine la survie de ceux qui les perçoivent.
Pour toutes ces raisons, crions notre colère !!!
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Une collègue travaillant dans les services de la Direction Régionale de Pôle Emploi Midi Pyrénées a décidé hier matin de tenter de mettre fin à ses jours, dans son bureau, après avoir quitté une réunion de service. Une enquête accident du travail en lien avec les élus du CHSCT devra faire la lumière sur les causes de cet évènement.
Des agents de Pôle Emploi, refusant de participer à la véritable "chasse à l'étranger" qui leur est imposée dans le cadre de leur travail, ont décidé de soulever la question prioritaire de constitutionnalité fondée sur le caratère discriminatoire de certaines dispositions et la rupture du principe d'égalité qu'elles instaurent. Le tribunal administratif sera saisi le 22 mars à 14h30. Une conférence de presse est organisée à cette occasion.