Après avoir dénoncé dans le désert et pendant presque 20 ans les insuffisances du RMI, le MNCP dénonce les pièges, les manques et les lacunes du dispositif RSA, à la veille de la conférence nationale d'évaluation du RSA.
Tout comme le RMI auparavant, même s’il a péniblement maintenu la tête hors de l’eau d’un certain nombre de personnes, le RSA a complètement manqué sa cible. Il n’a pas fait reculé la précarité et n’a été qu’un arbre de plus cachant mal la forêt des inégalités. Parler d’"optimisation" du système dans ce contexte est le signe de l’ignorance voire du mépris de la situation de plus de 4 millions de personnes, alors que plusieurs rapports sont venus souligner récemment les échecs de cette politique.
Les allocataires dénoncent donc un dispositif qui, entre autres,
De plus, sous couvert de leur donner la parole, il fait, à quelques rares exceptions, de l’expression des allocataires un témoignage individuel, alibi du système, au lieu de permettre la construction d’une parole collective et organisée, soutenue et animée par les associations regroupant ces usagers du RSA.
Enfin, nous nous élevons contre la dernière trouvaille annoncée : faire travailler 7h par semaine les allocataires du RSA socle. Au-delà du caractère inacceptable du principe qui considère le RSA comme créateur de devoirs vis-à-vis d’une collectivité incapable de fournir un emploi à ceux qui en sont privés, nous nous étonnons de constater qu’il y a un vrai besoin de travail et que l’Etat est prêt à le financer : 7h de travail hebdomadaire pour seulement la moitié des allocataires du RSA socle, c’est 130 000 ETP !!! Pourquoi ne pas créer ces vrais emplois plutôt que de condamner des allocataires à des travaux d’intérêt généraux ???
Face à cela, nous réclamons dans l’immédiat :
Au-delà des corrections d’un système mauvais par nature, nous demandons la mise en place d’un système unifié et universel d’indemnisation de tous les sans-emploi, dans une société qui, aujourd’hui incapable de fournir un emploi décent pour tous, doit créer et garantir un revenu décent pour tous.
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Une collègue travaillant dans les services de la Direction Régionale de Pôle Emploi Midi Pyrénées a décidé hier matin de tenter de mettre fin à ses jours, dans son bureau, après avoir quitté une réunion de service. Une enquête accident du travail en lien avec les élus du CHSCT devra faire la lumière sur les causes de cet évènement.
Des agents de Pôle Emploi, refusant de participer à la véritable "chasse à l'étranger" qui leur est imposée dans le cadre de leur travail, ont décidé de soulever la question prioritaire de constitutionnalité fondée sur le caratère discriminatoire de certaines dispositions et la rupture du principe d'égalité qu'elles instaurent. Le tribunal administratif sera saisi le 22 mars à 14h30. Une conférence de presse est organisée à cette occasion.