Jeudi 15 décembre, des organisations de chômeurs et précaires, dont le MNCP, sont venues troubler les travaux lors de la Conférence Nationale d'évaluation du RSA pour dénoncer les pièges, les manques et les lacunes de ce dispositif. Une quarantaine de militants du collectif « les raisons de la colère » où l’on retrouve le MNCP, l’APEIS, AC !, l’appel et la pioche, Solidaires et SNU/FSU ont déployé une banderole et pris la parole devant les nombreux participants.
Le texte de la déclaration :
Aujourd’hui, le RSA, c’est :
Un revenu de 411€ ou 460€ qui maintient consciemment les personnes la tête sous l’eau (impossible de payer son loyer) ;
Des contrôles, pressions et menaces de réduction ou de radiation bien supérieures à ce qu’il en était pour le RMI, assorti d’un climat de culpabilisation sciemment entretenu ;
Pour nous tous qui souhaitons 35 heures, des emplois de seconde zone (CUI à 20h) qui ne débouchent pas sur des emplois, et, comme c’est encore trop pour nous, des emplois de 3ème catégorie, précaires à 7 heures hebdo qui ne permettent même pas les 200h nécessaires pour une couverture sociale ou des trimestres validés : le mépris total !
La double peine que constitue, après le refus de nous donner un vrai travail, le refus de nous donner des droits à retraite sous prétexte que l’on n’a pas travaillé.
Voilà les raisons de notre colère : votre RSA institutionnalise la précarité !
Une évaluation positive du RSA passe d’abord par :
Une revalorisation conséquente des minima sociaux et la création d’un Revenu minimum Garanti et décent (minimum 250€ immédiat) ;
Des créations de vrais emplois pour tous,
Des droits à trimestres retraites validés pour les personnes au RSA,
La refonte de tout le système vers un système Unifié et Universel d’Indemnisation de sans emploi sur lequel nous avons des propositions concrètes à faire.
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Des agents de Pôle Emploi, refusant de participer à la véritable "chasse à l'étranger" qui leur est imposée dans le cadre de leur travail, ont décidé de soulever la question prioritaire de constitutionnalité fondée sur le caratère discriminatoire de certaines dispositions et la rupture du principe d'égalité qu'elles instaurent. Le tribunal administratif sera saisi le 22 mars à 14h30. Une conférence de presse est organisée à cette occasion.