
Des organisations de chômeurs ET des syndicats de salariés de Pôle Emploi ont donc décidé, une nouvelle fois, de s’exprimer ensemble et de désigner les vraies racines du mal et les vrais responsables de conditions de vie pour tous intolérables. Communiqué commun : AC ! , l'APEIS, le MNCP, SNU Pôle Emploi et SUD Pôle emploi.
L’Etat aime à masquer son incurie en opposant, si possible violemment, les catégories sociales et professionnelles : opposer les allocataires des minima sociaux aux smicards est ainsi devenu le sport favori de certains politiques. Et l’on essaie de faire pareil à Pôle Emploi.
En restreignant les moyens et en déshumanisant les conditions de travail et d’accueil, on conduit les personnels à l’impuissance et au fatalisme, les chômeurs à l’incompréhension et à l’agressivité, et on laisse tout ça exploser çà et là en dénonçant à mots couverts l’incompétence des uns et la violence inadmissible des autres.
L’agressivité des chômeurs est normale et il est même rassurant qu’elle existe : elle démontre qu’ils ne se résignent pas à un système absurde qui privilégie le contrôle sur l’accompagnement, les transformant en fraudeur et en profiteur du système.
Le vif mécontentement des personnels est logique et il prouve qu’on ne leur donne pas les moyens d’exercer convenablement et efficacement leurs missions : on les met sous la pression de systèmes qui formatent jusqu’à l’absurde leur action et on multiplie les dispositifs et les procédures pour les contraindre à se mettre au service d’une politique d’encadrement et non plus de l’accompagnement des chômeurs.
Des organisations de chômeurs ET des syndicats de salariés de Pôle Emploi ont donc décidé, une nouvelle fois, de s’exprimer ensemble et de désigner les vraies racines du mal et les vrais responsables de conditions de vie pour tous intolérables :
Ces colères, justes et légitimes, ne doivent plus conduire à la résignation et à la violence, mais à la mobilisation commune contre ceux qui organisent un service de moins en moins public de l’emploi, avec des conditions qui ne permettent plus aux personnels de travailler décemment, qui ne permettent plus aux chômeurs d’être accompagnés dignement, qui crée des conditions de vie inacceptables que nous dénonçons ensemble.
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Une collègue travaillant dans les services de la Direction Régionale de Pôle Emploi Midi Pyrénées a décidé hier matin de tenter de mettre fin à ses jours, dans son bureau, après avoir quitté une réunion de service. Une enquête accident du travail en lien avec les élus du CHSCT devra faire la lumière sur les causes de cet évènement.
Des agents de Pôle Emploi, refusant de participer à la véritable "chasse à l'étranger" qui leur est imposée dans le cadre de leur travail, ont décidé de soulever la question prioritaire de constitutionnalité fondée sur le caratère discriminatoire de certaines dispositions et la rupture du principe d'égalité qu'elles instaurent. Le tribunal administratif sera saisi le 22 mars à 14h30. Une conférence de presse est organisée à cette occasion.