Mercredi 25 janvier ont été annoncés les chiffres du chômage en France pour l’année 2011 : ils sont catastrophiques. La France compte plus 2 800 000 chômeurs au 31 décembre (catégorie A), soit une augmentation de 5,6% en 2011. Et l’UNEDIC annonce que la barre des 3 000 000 de demandeurs d’emploi sera dépassée cette année.
Que propose-t-on à ces quelques 4 500 000 chômeurs, toutes catégories confondues ? On leur jette de la poudre aux yeux, en tentant de leur faire croire qu’en les formant, un emploi leur tombera miraculeusement du ciel. Un miracle, voilà bien toute la politique de l’emploi qu’on nous propose aujourd’hui.
Le MNCP réaffirme que le problème tient dans l’intérêt que certains trouvent au chômage pour faire baisser le coût du travail et que la solution se trouve dans un choix politique radicalement différent, dans une plus juste répartition de l’activité et des richesses : 4 500 000 demandeurs pour, au mieux, 500 000 emplois, voilà une équation qui ne nécessite aucune formation mais certainement un changement de système !!! Etendu à l’échelle mondiale, c’est un peu plus de 700 000 emplois qui se créeront pour près de 200 000 000 de chômeurs (chiffres OIT).
Comme le MNCP l'a mainte fois proposé, le gouvernement doit accepter de discuter avec les organisations de chômeurs pour élaborer un plan d'urgence et une remise à plat des politiques de l'emploi qui, de pansements en replâtrage, ont aujourd’hui manifestement échoué.
Le MNCP exige que des mesures d’urgence soient enfin prises, notamment par la création immédiate de 400 000 emplois, le renforcement massif et pérenne des effectifs d’un Pôle Emploi uniquement dévolus à l’accompagnement des chômeurs, par le soutien aux associations et à l'ensemble de l'économie sociale et solidaire, créatrices de très nombreux emplois, et par la hausse immédiate de tous les minima sociaux de 250 euros.
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Une collègue travaillant dans les services de la Direction Régionale de Pôle Emploi Midi Pyrénées a décidé hier matin de tenter de mettre fin à ses jours, dans son bureau, après avoir quitté une réunion de service. Une enquête accident du travail en lien avec les élus du CHSCT devra faire la lumière sur les causes de cet évènement.
Des agents de Pôle Emploi, refusant de participer à la véritable "chasse à l'étranger" qui leur est imposée dans le cadre de leur travail, ont décidé de soulever la question prioritaire de constitutionnalité fondée sur le caratère discriminatoire de certaines dispositions et la rupture du principe d'égalité qu'elles instaurent. Le tribunal administratif sera saisi le 22 mars à 14h30. Une conférence de presse est organisée à cette occasion.