| Index de l'article |
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| L’Allocation Equivalent Retraite est prolongée d’un an |
| Les conditions de ressource |
| Le montant de l’AER |
| Autres précisions |
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L’AER est une allocation de solidarité, destinée aux salariés privés d’emploi ayant suffisamment cotisé pour une retraite à taux plein, mais qui ne peuvent pas la liquider faute d’avoir atteint l’âge de 60 ans. Elle avait été supprimée au 1er janvier 2009, sous prétexte de ne pas inciter les seniors à se retirer précocement du marché du travail, alors que, la plupart du temps, on les poussent dehors ! Syndicats et associations de chômeurs avaient alors réagi, car les intéressés en étaient réduits brutalement aux minima sociaux. Le gouvernement a heureusement reculé, mais seulement pour un an, uniquement pour les demandes déposées entre le 1er janvier 2009 de façon rétroactive et le 31 décembre 2009. Les personnes qui bénéficient de l’AER continuent à en bénéficier jusqu’à la fin de leurs droits (c’est-à-dire jusqu’à l’âge de 60 ans).
Le principe
Les demandeurs d’emploi qui justifient, entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2009 et avant l’âge de 60 ans, de la durée de cotisation à l’assurance vieillesse requise pour l’ouverture du droit à une pension à taux plein ont droit à une Allocation Equivalent Retraite. Ils bénéficient alors, à leur demande, de la dispense de recherche d’emploi. L’AER se substitue, pour les titulaires, à l’Allocation de Solidarité Spécifique et, pour la période allant du 31 janvier au 31 décembre, au Revenu de Solidarité Active. Elle prend la suite de l’Allocation d’aide au Retour à l’Emploi (ARE) pour ceux qui ont épuisé leurs droits à cette allocation. On parle alors d’AER de remplacement. Elle peut également compléter l’Allocation d’aide au Retour à l’Emploi lorsque celle-ci ne permet pas d’assurer à son bénéficiaire un total de ressources égal au montant de l’AER. On parle alors d’AER de complément. L’allocation est cessible et saisissable dans les mêmes conditions et limites que les salaires.
Une collègue travaillant dans les services de la Direction Régionale de Pôle Emploi Midi Pyrénées a décidé hier matin de tenter de mettre fin à ses jours, dans son bureau, après avoir quitté une réunion de service. Une enquête accident du travail en lien avec les élus du CHSCT devra faire la lumière sur les causes de cet évènement.
Des agents de Pôle Emploi, refusant de participer à la véritable "chasse à l'étranger" qui leur est imposée dans le cadre de leur travail, ont décidé de soulever la question prioritaire de constitutionnalité fondée sur le caratère discriminatoire de certaines dispositions et la rupture du principe d'égalité qu'elles instaurent. Le tribunal administratif sera saisi le 22 mars à 14h30. Une conférence de presse est organisée à cette occasion.