Le parcours du chômeur s’apparente souvent à un parcours de combattant. Au départ, les choses peuvent sembler « théoriquement » claires : vous avez travaillé, vous et votre employeur avez cotisé … l’assurance chômage vous prend en charge… Bref, vous avez des droits.
Cela paraît simple en effet, mais combien d’entre nous découvrons une autre réalité en franchissant les portes de Pôle Emploi ? Si pour certains, les choses se déroulent normalement (encore heureux). D’autres n’ont pas cette chance et se retrouvent confrontés à des situations de plus en plus complexes : un justificatif qui manque, le dossier incomplet, la non transmission de documents importants, la non réception d’une convocation qui entraîne une radiation. Nous finissons par nous rendre compte que l’expression « complication administrative » relève du pléonasme.
Au-delà de la « complication administrative », il existe d’autres facteurs, plus inquiétants, qui minent le parcours du chômeur.
Par exemple, le taux de chômage a toujours été un enjeu politique important et il est évident que chaque gouvernement successif s’est attaché à le réduire. Mais à défaut de créer des vrais emplois, c’est par d’autres moyens que l’on procède : cela peut se traduire par la manipulation des statistiques ou encore par les radiations massives.
Aussi, de plus en plus de demandeurs d’emploi sont concernés par les pressions qui se multiplient à leur égard. A cela s’ajoute la tendance grandissante de culpabilisation des chômeurs, les menaces qui pèsent sur le service public, la multiplication des contrats précaires etc…
Pour le MNCP, les réponses sont autant individuelles que collectives.
C’est dans ce sens que les associations locales et le MNCP agissent pour la défense des droits.
Au niveau national, le MNCP reste impliqué dans l’action collective, avec des associations comme AC !, l’APEIS, la CGT Chômeurs , Attac et bien d’autres.
C’est à travers l’ensemble de ces actions que le MNCP a élaboré sa charte revendicative que vous pouvez télécharger :
Charte Revendicative du MNCP ( 2011-10-18 11:58:28)
Une collègue travaillant dans les services de la Direction Régionale de Pôle Emploi Midi Pyrénées a décidé hier matin de tenter de mettre fin à ses jours, dans son bureau, après avoir quitté une réunion de service. Une enquête accident du travail en lien avec les élus du CHSCT devra faire la lumière sur les causes de cet évènement.
Des agents de Pôle Emploi, refusant de participer à la véritable "chasse à l'étranger" qui leur est imposée dans le cadre de leur travail, ont décidé de soulever la question prioritaire de constitutionnalité fondée sur le caratère discriminatoire de certaines dispositions et la rupture du principe d'égalité qu'elles instaurent. Le tribunal administratif sera saisi le 22 mars à 14h30. Une conférence de presse est organisée à cette occasion.