Cette proposition, contre laquelle nous serons vent debout durant les mois à venir, vient encore alimenter la cohorte des « bonnes idées » nauséabondes qui empoisonnent cette période de pré-campagne électorale… Il est ahurissant de constater qu’encore aujourd’hui, des hommes politiques, n’ayant jamais, dans leur immense majorité, connu le chômage et encore moins vécu avec 420 euros par mois, estiment que les allocataires du RSA sont des parasites qu’il faut mettre au travail à marche forcée. Ce cynisme est une fois de plus une tentative de pointer du doigt les plus précaires comme responsables de la situation économique… Encore une belle manière de détourner l’opinion publique des vraies causes et des vrais problèmes…
Et s’il n’y avait que cette question… Nous avons décidé collectivement pendant l’AG d’axer notre travail sur différents chantiers, pour l’année à venir :
travailler toujours et encore à faire reconnaître la voix des chômeurs et précaires dans les instances qui décident de leurs vies (par le biais des Comités de Liaison au sein de Pôle Emploi, sur le RSA dans les équipes pluri-disciplinaires, au CNLE et demain comme nous le demandons à l’UNEDIC, au Conseil Economique et Social et environnemental…)
Interpeller les candidats à l’élection présidentielle de 2012 avec nos propositions dont des mesures d’urgence (hausse des minimas sociaux, création massive d’emplois d’utilité sociale..)
Mobiliser les chômeurs et précaires sur des actions symboliques, visibles du grand public et des médias, comme nous avons essayé de le faire ces derniers mois et comme cela se fait ailleurs fortement dans d’autres pays d’Europe.
Développer notre mouvement en créant des groupes de chômeurs dans les villes où il n’existe rien et aider les associations du réseau en difficultés.
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il reste du pain sur la planche… Mais les résultats de toutes nos précédentes mobilisations et les avancées visibles de notre mouvement dans la reconnaissance du grand public nous encouragent à poursuivre et même à renforcer notre lutte.
Marie Lacoste
Secrétaire générale
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Une collègue travaillant dans les services de la Direction Régionale de Pôle Emploi Midi Pyrénées a décidé hier matin de tenter de mettre fin à ses jours, dans son bureau, après avoir quitté une réunion de service. Une enquête accident du travail en lien avec les élus du CHSCT devra faire la lumière sur les causes de cet évènement.
Des agents de Pôle Emploi, refusant de participer à la véritable "chasse à l'étranger" qui leur est imposée dans le cadre de leur travail, ont décidé de soulever la question prioritaire de constitutionnalité fondée sur le caratère discriminatoire de certaines dispositions et la rupture du principe d'égalité qu'elles instaurent. Le tribunal administratif sera saisi le 22 mars à 14h30. Une conférence de presse est organisée à cette occasion.