Madame, Monsieur,
Le MNCP a rencontré au cours des mois de janvier/février 2011 :
Au nom du MNCP, je voudrai vous transmettre ici notre grande inquiétude et consternation sur la façon dont est bâclée cette nouvelle négociation :
1) - Inquiétude car la majorité des partenaires sociaux ne semble pas s’indigner du fait de l’augmentation de la précarité, de l’augmentation imminente du nombre de sans emploi (passage de 60 à 62 ans oblige), de la grande difficulté voire impossibilité pour les seniors de retrouver un emploi, du fait qu’il n’y a pas d’emploi pour tous, ce qui implique de trouver une solution solidaire pour tous, de l’augmentation des contrats précaires qui entraine une très forte augmentation des non indemnisés (fins de droit ou trop grande difficulté à acquérir des droits à indemnisation).
2) - Consternation car à aucun moment vous n’acceptez de réfléchir aux nouvelles ressources nécessaires pour faire face à la situation des personnes. Vous vous posez en gestionnaires ou co-gestionnaires de masses financières bloquées et intouchables.
Face à la situation, bien sûr une remise à plat totale du système d’indemnisation du chômage est nécessaire et ne dépend pas uniquement des partenaires sociaux (remise à plat qui avait été promise il y a quelques années et qui n’a jamais été faite). Bien sûr, on ne peut pas tout faire tout de suite. Mais au moins, face à l’augmentation de la précarité, à la situation des jeunes et des seniors, prenez des mesures qui aillent dans le bon sens :
Et surtout ne pas se contenter de reléguer le tout à des groupes de travail dont on sait ce qu’ils ont donné par le passé.
Après la mobilisation (forte et nécessaire) au moment des retraites, le peu de mobilisation des différents partenaires sociaux concernant cette négociation nous choque.
Vous trouverez joint l’appel lancé avec un certain nombre de personnalités pour faire en sorte que la parole des chômeurs et précaires soit enfin entendue.
Vous remerciant de nous avoir reçu ; souhaitant que l’on aille plus loin qu’une écoute polie mais qu’il s’en suive un véritable progrès pour l’indemnisation des chômeurs et précaires,
Recevez, Madame, Monsieur, l’expression de notre considération distinguée.
Pour le MNCP,
Marc DESPLATS,
Président
(1) Un communiqué commun a été signé avec l’Union syndicale Solidaires constatant nos points d’accord. Nous n’avons pas rencontré la CGPME et l’UPA, pour des raisons d’emploi du temps ; la CFE-CGC n’a pas répondu à notre demande ; dans les non participants à la négociation, également pour des raisons d’emploi du temps, nous n’avons pas encore rencontré non plus ni l’UNSA, ni la FSU (qui pour sa part a signé notre Appel de soutien pour la pétition "Négociations UNEDIC : pas sans les chômeurs !".
| < Précédent | Suivant > |
|---|
Une collègue travaillant dans les services de la Direction Régionale de Pôle Emploi Midi Pyrénées a décidé hier matin de tenter de mettre fin à ses jours, dans son bureau, après avoir quitté une réunion de service. Une enquête accident du travail en lien avec les élus du CHSCT devra faire la lumière sur les causes de cet évènement.
Des agents de Pôle Emploi, refusant de participer à la véritable "chasse à l'étranger" qui leur est imposée dans le cadre de leur travail, ont décidé de soulever la question prioritaire de constitutionnalité fondée sur le caratère discriminatoire de certaines dispositions et la rupture du principe d'égalité qu'elles instaurent. Le tribunal administratif sera saisi le 22 mars à 14h30. Une conférence de presse est organisée à cette occasion.