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Lundi, 07 Mars 2011 00:00 MNCP Actualité du MNCP
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Madame, Monsieur,

Le MNCP a rencontré au cours des mois de janvier/février 2011 :

  • CGT le 20 janvier (Maurad RABHI),
  • CFDT le 26 janvier (Laurent BERGER, Patricia FERRAND et Chantal RICHARD),
  • CFTC le 3 février (Gabrielle SIMON, Gaëlle FAUTRAT),
  • FO le 28 février (Stéphane LARDY, David DELOYE),
  • MEDEF le 28 février (Dominique TELLIER, Catherine MARTIN). Bien que non partie prenante à la négociation, nous avons également voulu rencontrer l’Union syndicale SOLIDAIRES (le 23 février) (1).


Au nom du MNCP, je voudrai vous transmettre ici notre grande inquiétude et consternation sur la façon dont est bâclée cette nouvelle négociation :

1) - Inquiétude car la majorité des partenaires sociaux ne semble pas s’indigner du fait de l’augmentation de la précarité, de l’augmentation imminente du nombre de sans emploi (passage de 60 à 62 ans oblige), de la grande difficulté voire impossibilité pour les seniors de retrouver un emploi, du fait qu’il n’y a pas d’emploi pour tous, ce qui implique de trouver une solution solidaire pour tous, de l’augmentation des contrats précaires qui entraine une très forte augmentation des non indemnisés (fins de droit ou trop grande difficulté à acquérir des droits à indemnisation).

2) - Consternation car à aucun moment vous n’acceptez de réfléchir aux nouvelles ressources nécessaires pour faire face à la situation des personnes. Vous vous posez en gestionnaires ou co-gestionnaires de masses financières bloquées et intouchables.

Face à la situation, bien sûr une remise à plat totale du système d’indemnisation du chômage est nécessaire et ne dépend pas uniquement des partenaires sociaux (remise à plat qui avait été promise il y a quelques années et qui n’a jamais été faite). Bien sûr, on ne peut pas tout faire tout de suite. Mais au moins, face à l’augmentation de la précarité, à la situation des jeunes et des seniors, prenez des mesures qui aillent dans le bon sens :

 

  • Élargir l’assiette de cotisations (pas uniquement sur les salaires),
  • Acquérir des droits plus rapidement que 4 mois, pour aider les jeunes,
  • Maintenir les 50 ans et baisser l’âge auquel on peut garder son indemnisation jusqu’à obtention d’une retraite à taux plein (nous demandons 58 ans au lieu de 61 ans actuellement, un geste dans le bon sens serait très important pour la situation des seniors),
  • Prendre des mesures financières qui fassent diminuer le recours à l’emploi précaire.


Et surtout ne pas se contenter de reléguer le tout à des groupes de travail dont on sait ce qu’ils ont donné par le passé.

Après la mobilisation (forte et nécessaire) au moment des retraites, le peu de mobilisation des différents partenaires sociaux concernant cette négociation nous choque.

Vous trouverez joint l’appel lancé avec un certain nombre de personnalités pour faire en sorte que la parole des chômeurs et précaires soit enfin entendue.

Vous remerciant de nous avoir reçu ; souhaitant que l’on aille plus loin qu’une écoute polie mais qu’il s’en suive un véritable progrès pour l’indemnisation des chômeurs et précaires,

Recevez, Madame, Monsieur, l’expression de notre considération distinguée.

Pour le MNCP,

Marc DESPLATS,

Président

(1) Un communiqué commun a été signé avec l’Union syndicale Solidaires constatant nos points d’accord. Nous n’avons pas rencontré la CGPME et l’UPA, pour des raisons d’emploi du temps ; la CFE-CGC n’a pas répondu à notre demande ; dans les non participants à la négociation, également pour des raisons d’emploi du temps, nous n’avons pas encore rencontré non plus ni l’UNSA, ni la FSU (qui pour sa part a signé notre Appel de soutien pour la pétition "Négociations UNEDIC : pas sans les chômeurs !".

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